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Coeli et Terra

En 1987, Maurice Bourbon fonde le chœur de chambre Coeli et Terra, avec le but premier de restituer la polyphonie franco-flamande. Au fil des années s’est ajoutée l’interprétation d’autres grandes œuvres polyphoniques, puis les expérimentations spatiales et sonores.

Les polyphonies franco-flamandes

Dès sa création, Coeli et Terra s’attache à valoriser le fabuleux patrimoine franco-flamand du Nord – Pas de Calais. Après les premières productions (Johannès Ockeghem, Jean Mouton, Pierre Moulu, Lupi, Philippe Rogier, Roland de Lassus, Josquin Desprez), le chœur a interprété Jakob Obrecht (Salve Regina, Salve Sancta facies, Messe Sub tuum presidium, extraits) et d’autres pièces de Josquin (Messes Gaudeamus et La sol fa re mi, Ave maris stella et D’ung aultre amer, extraits), ouvrant certaines de ses répétitions en ateliers publics.

En 2016, les programmes « Voyage musical de l’Angleterre à l’Italie » et « Amours sacrées, passions profanes » ont mis en regard des œuvres a capella issues des répertoires anglais et franco-flamands de la Renaissance ainsi que des compositeurs italiens de la même époque comme Luca Marenzio ou Felice Anerio.

Ces musiques sont destinées à être données en autonomie dans les concerts Sur un fil ou Locus solus, ou, aux côtés de Métamorphoses.

Les grandes polyphonies

Quelques années après sa création, Coeli et Terra s’est ouvert à plusieurs chefs-d’oeuvre de la polyphonie vocale, souvent a cappella, parfois accompagné (piano, orgue, accordéon, ensemble instrumental) et en adaptant son effectif, de 12 à 36 chanteurs selon les œuvres.

  • L’Europe baroque

Les talents sont multiples dans cette Europe, les influences aussi... et on y voyage beaucoup !
Du très connu, comme le Miserere d’Allegri ou le motet Der Geist hilft de Johann-Sebastian Bach, au moins connu, comme les motets de Bouzignac, de Du Mont, et les madrigaux d’Alessandro Scarlatti.
Du tableau biblique à la ligne claire (Da Jakob vollendet hatte, Hermann Schein) au motet expressionniste (Die mit Tränen, Heinrich Schütz)... Jusqu’au magistral et peu connu Magnificat de Domenico Scarlatti.
La restitution des Grands motets de Bach et de Monteverdi, maîtres absolus du baroque, à Roubaix le 10 octobre 2015 et à Armentières le 08 janvier 2017, ont confirmé la vocation de l’ensemble pour l’interprétation de ce répertoire.

  • Les Vêpres de Rachmaninoff

Dans cette œuvre gigantesque en 15 « mouvements », magnifiques harmonisations de « standards » du chant orthodoxe russe, le génial Rachmaninoff nous entraîne dans son univers. Nous sommes tour à tour subjugués par sa tendresse, saisis par l’intériorité de son chant ou la suspension du temps, cueillis par la dynamique, emportés par ses irrésistibles élans lyriques et pris de vertiges entre le ciel des sopranos et les abysses des basses.
Cette œuvre a cappella pour chœur, parfois à 4 voix, le plus souvent à 6, 7, 8 voire 9 voix, et pour 2 solistes (contralto et ténor) est le chef d’œuvre d’un génie du phrasé, de l’invention mélodique, de la profondeur harmonique... dans la Russie du début du XX° siècle... dans la Russie de toujours...
Avec Alexis Vassiliev, alto, Vincent Lièvre-Picard, ténor.

Les Vêpres de Rachmaninoff ont été données à Chéreng le 29 mai 2010, à Bailleul le 19 juin 2010, à Loix en Ré le 11 juillet 2011, à Mouvaux le 18 octobre 2011, à Œuf-en-Ternois le 3 mai 2013 et à Tourcoing le 14 mai 2013.

  • Via crucis

Le chef d’œuvre sacré de Liszt, tout de lumière intérieure, au soir de sa vie.
En complément de programme : polyphonies de Ligeti, Kodaly (choeur), Intermezzi de Brahms, Méphisto-valse de Liszt (piano).
Avec Geoffroy Couteau, piano.

  • Ch’ti !

À travers quatre siècles, le clin d’œil de Josquin à... Bodart-Timal et Nadaud !
Du franco-flamand d’hier (Josquin) à celui d’aujourd’hui (les chansons populaires roubaisiennes, harmonisées par Maurice Bourbon pour chœur, solistes et accordéon). L’accordéon mêle sa voix dramatique aux voix humaines, tour à tour miel ou airain.
Le programme contient en outre deux Déplorations : la première, écrite par Josquin, est un hommage rendu à son maître Ockeghem ; la deuxième est celui rendu à son tour, sur le même texte et la même teneur, par Maurice Bourbon à Josquin. Toutes les deux rivalisent d’élans et d’intensité intérieure.

  • « In praise of Benjamin » et « Orpheus britannicus »

Ces deux programmes consacrés aux plus belle pages des compositeurs anglais Benjamin Britten d’une part et Elgar, Delius, Bennet, Greaves, Gibbons, Purcell, Blow d’autre part ont été donnés le 21 juin 2013 à Lille, le 13 septembre 2013 à Roubaix, le 14 septembre 2013 à Bailleul, le 16 février 2014 à Wimille et le 13 avril 2014 à Armentières sous la direction de François Grenier et de Juliette de Massy.

  • « Orpheus belgicus »

Consacré aux compositeurs belges Lassus, Philips, Eccard, Dufay, Vic Nees, ce programme a été donné le 13 juin 2014 à Lille et le 21 septembre 2014 à Roubaix sous la direction de François Grenier.

  • Le miroir de Jésus d’André Caplet

En collaboration avec Chambre à Part, Coeli et Terra a interprété cette œuvre magistrale pour soliste (Noémie Capron, mezzo-soprano), voix de femmes et ensemble instrumental le 11 juin 2015 à Lille.

  • « Harmonies sacrées, sacrées harmonies »

Autour de la messe en sol de Poulenc, des œuvres de Bouzignac et de Désenclos, compositeur de notre région.
Trois concerts ont été donnés le 19 septembre 2015 à Roubaix, le 20 septembre 2015 à Saint-Omer et le 13 décembre 2015 à Lille, dirigés par François Grenier.

  • « Le madrigal dans tous ses états »

Madrigaux des XVI°, XVII° et XX° siècles (Monteverdi, Palestrina, De Wert, d’India, Lauridsen) dirigés par François Grenier.
Un premier concert a été donné le 17 juin 2017 à Lille et un autre à Roubaix le 16 septembre 2017 dans le cadre des Journées du Patrimoine.

Coeli et Terra interprète les compositions de Maurice Bourbon.

  • Ex Machina 1

Tout comme la messe Petits Z’Oiseaux, la Messe Ex machina 1, répond à des « canons ». Le principal est la « machine » musicale, combinant des systèmes rythmiques, des formules répétitives et des lois de progression de la mélodie et de l’harmonie.

Écoutons Maurice Bourbon :

« La machine est drame... Non pas dramatiquement puissante par ce qu’elle écrase et produit, mais en tant qu’expression dérisoire et fugitive de l’activité humaine dans l’univers.
La « machine musicale » s’attaque, par leur partage, au temps et au son. Sa minuscule dimension et l’obstination têtue de ses mécanismes, durant sa courte existence, nous donnent la mesure – si l’on peut dire – de l’inexorabilité et de l’infini.
... au service de ce drame…
... qu’est le texte de la messe, poli par les siècles et l’usage, chargé de vénération et d’histoire, si intense et contrasté, avec, tour à tour, ses douceurs, ses douleurs, son exaltation et ses violences. « Ex machina » ?
Ressorts... mécanismes... rouages... dynamique... Nous voici donc au théâtre.
Attendons le... « .. » ex machina. Chut... »

Les expérimentations sonores et spatiales

Avec Coeli et Terra, Maurice Bourbon a approfondi, au fil des ans, une recherche visant, d’une part, à s’affranchir des conventions formelles du concert, et d’autre part à produire un concert unique et original, adapté à chaque lieu.
Maurice Bourbon utilise à cette fin trois concepts, le Locus solus, le Sur un fil, le Il était une voix… et des improvisations vocales.
Le théâtre a également été visité, avec une formule située entre l’oratorio et l’opéra : le conte polyphonique.

  • Locus solus

C’est l’appropriation spatiale et acoustique d’un lieu. Maurice Bourbon visite d’abord une salle, un monument, une église, un site, puis conçoit et propose le concert qui lui paraît le mieux adapté. Naît ainsi un spectacle original, qui ne sera plus jamais refait ailleurs.

  • Sur un fil

La musique prend l’auditeur par la main (ou par l’oreille !) et l’emmène d’un seul élan jusqu’à la fin du concert. Le programme mêle ainsi œuvres du répertoire, créations et musiques de transition créées spécialement pour l’occasion.

Parmi les concerts de Coeli et Terra, beaucoup ont utilisé les concepts Locus solus et Sur un fil, comme le 19 septembre 2010 à la Draperie (Roubaix), le 20 septembre 2009 au couvent des Clarisses (Roubaix), le 19 septembre 2009 à la Chapelle de l’EPSM de Bailleul, le 18 mars 2012 à Roubaix avec le programme « Songe mécanique, fugues, plaintes et autres rouages… » ou Kaléidophone II à la Condition Publique le 18 novembre 2012 dans le cadre de « Lille Fantastic ».

Des créations particulièrement importantes ont eu lieu, le 22 mars 2009, Sur l’onde calme et noire… au château de Robersart (Wambrechies), le 4 mai 2007, Kaléidophone au Musée des Beaux Arts de Lille, en juin 2008, Chemins détournés dans le jardin du centre Spirituel du Haut-Mont (en partenariat avec les acteurs de la Compagnie du Coquelicot), lors des journées du patrimoine 2007, Forêts éphémères à l’ancienne usine Vano, lors des journées du Patrimoine 2006 à la Condition Publique à Roubaix, Fables Polyphoniques au Musée des Beaux-Arts de Lille le 13 janvier 2013.

  • Il était une voix...

Les musiques sont reliées par un fil textuel (histoire, lectures), pouvant facilement inclure toute autre expression artistique : danse, théâtre, vidéo, cinéma… Ce type de concert-spectacle se prête particulièrement à une collaboration avec d’autres chœurs, dirigés par leurs propres chefs. Un tel concert a été donné par exemple le 14 décembre 2012 à Arras avec La Cantarella.

  • Le conte polyphonique

Combinant le répertoire franco-flamand (Josquin), la musique écrite pour l’occasion (Bourbon), les improvisations et le jeu théâtral, Nymphes des Bois, conte polyphonique, raconte, sur un argument écrit par Maurice Bourbon et Philippe Jacquier, les derniers jours de Josquin à Condé-sur-l’Escaut.
Représentations en 2006 et 2007 (Condition Publique à Roubaix, Théâtre Gérard Philipe à Wasquehal, églises).

  • « La circonférence du cercle vicieux »

Coeli et Terra a été sollicité en avril 2011 par Le Fresnoy à Tourcoing pour enregistrer l’œuvre conçue par Véronique Béland dans le cadre de Panorama 13 : « La circonférence du cercle vicieux » (musique de Daniele Segre Amar).



Partenariats souhaités

Coeli et Terra recherche des édifices à la réverbération longue, apparemment impropres à tout concert, pour lesquels Kaléidophone a été écrit.

Il recherche également des chœurs partenaires, pour une création Il était une voix... et des lieux magnifiques, propres à recevoir les concerts Locus solus.

Coeli et Terra recrute pour toutes ses productions (il est possible de ne participer qu’à certaines d’entre elles). Contacter Maurice Bourbon pour audition.

Date de publication : jeudi 1er février 2018


Association LA CHAPELLE DES FLANDRES - Pôle d'art vocal Nord-Pas de Calais
8 rue des Fossés - 59100 ROUBAIX